Ce mois-ci

L’opposition de Neptune le samedi 26 septembre 2026

Une fois n’est pas coutume, nous proposons ce mois-ci un voyage dans les profondeurs de notre Système solaire. Ce mois, point de rapprochement spectaculaire entre la Lune et une ou des planètes très brillantes, mais une rencontre avec la huitième et dernière planète, Neptune. Pourquoi braquer nos projecteurs sur elle en ce mois de septembre ? La raison est que le 26 septembre, les trois astres Soleil – Terre – Neptune seront alignés. La planète gazeuse étant en opposition ce jour-là, la distance entre les deux planètes sera alors minimale. Concernant les valeurs, nous aurons :

Une fois n’est pas coutume, nous proposons ce mois-ci un voyage dans les profondeurs de notre Système solaire. Ce mois, point de rapprochement spectaculaire entre la Lune et une ou des planètes très brillantes, mais une rencontre avec la huitième et dernière planète, Neptune. Pourquoi braquer nos projecteurs sur elle en ce mois de septembre ? La raison est que le 26 septembre, les trois astres Soleil – Terre – Neptune seront alignés. La planète gazeuse étant en opposition ce jour-là, la distance entre les deux planètes sera alors minimale. Concernant les valeurs, nous aurons :

Distance de Neptune au Soleil : 29,9 unités astronomiques soit 4,47 milliards de km (rappelons qu’une ua correspond à la distance Terre-Soleil soit environ 150 millions de km). Quant à la distance entre Neptune et la Terre, elle sera logiquement de 1 ua de moins que celle au Soleil soit 28,9 ua soit 4,32 milliards de km.

Ces données brutes nous permettent de comprendre qu’il s’agit d’un monde très éloigné de la Terre.

Faisons un peu plus ample connaissance avec cette belle planète. Rappelons en premier quelques données de base. Notre Système solaire possède huit planètes : 4 rocheuses, dites telluriques (Mercure, Vénus, la Terre et Mars) et quatre planètes gazeuses : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Pour ces quatre dernières, la composition chimique est assez proche de celle du Soleil, à savoir que ces objets contiennent essentiellement de l’hydrogène et de l’hélium, plus des traces de gaz un peu plus lourds (Méthane) ainsi que des glaces (d’eau, de méthane…) pour les deux dernières.

Le diamètre de Neptune avoisine les 50 000 km ce qui correspond à 3,9 fois celui de la Terre. Sa masse équivaut à 17 masses terrestres. Elle tourne sur elle-même en 16h06 et en presque 165 ans autour du Soleil. Neptune contient un noyau rocheux. Cela signifie que l’objet est une planète rocheuse entourée d’une grande enveloppe gazeuse. Comme celui de la Terre, le noyau de Neptune est constitué de fer et de nickel. Il est très chaud, de l’ordre de 8 000° C, soit plus chaud que la surface du Soleil (5 800° C). Si l’on remonte du cœur vers la surface, la température et la pression diminuent progressivement jusqu’à atteindre – 220° C au-dessus des nuages de l’atmosphère. Bien qu’il y fasse très froid, l’endroit est loin d’être calme, bien au contraire : il y souffle les tempêtes les plus violentes de tout le Système solaire avec des vents qui atteignent 2 100 km/h ! À titre de comparaison, les cyclones les plus puissants sur Terre ne dépassent pas les 400 km/h. Quant à sa couleur bleue, elle est due à la présence de méthane dans les hautes couches de son atmosphère.

Un seul engin spatial a survolé Neptune, la sonde Voyager 2, en 1989. Et aucune mission n’est actuellement programmée pour un nouveau survol.

La découverte de Neptune remonte à l’année 1846. Une découverte qui mérite d’être contée.

Après la découverte d’Uranus par William Herschel le 13 mars 1781, les observations régulières de cette planète ainsi que les calculs pour prédire sa position montrent que son mouvement dans le ciel n’est pas linéaire. Sa vitesse de déplacement semble comme perturbée. De toute évidence, un objet massif vient interférer dans le mouvement de la planète. D’où l’idée de la présence d’une autre planète, alors inconnue. L’astronome français Urbain Le Verrier (1811-1877) se lance alors dans des calculs qui vont durer près d’un an pour déterminer la masse et la position de l’astre perturbateur. En s’appuyant sur ses calculs, il publie fin août 1846 des tables de positions présumées de cet objet fantôme. C’est finalement l’astronome allemand Johann Gottfried Galle (1812-1910) qui découvre Neptune dans la nuit du 23 au 24 septembre 1846. La planète se trouve à environ 1° (2 fois le diamètre de la Lune) de la position présumée annoncée par Le Verrier. C’est la première fois qu’une planète inconnue est découverte grâce aux calculs mathématiques découlant de la théorie Newtonienne. Fort d’une réputation devenue mondiale, Urbain Le Verrier deviendra directeur de l’Observatoire de Paris en 1854.

Observer Neptune

Située en moyenne à 4,5 milliards de km de la Terre, Neptune brille à une magnitude proche de 8. Elle est donc inaccessible à l’œil nu et dans les petits chercheurs de 25 à 40 mm de diamètre. Il faut au moins 50 mm d’ouverture pour espérer la capturer.

Pourquoi observer Neptune à l’opposition ?

Car pour deux raisons, c’est en principe le meilleur moment pour observer une planète : comme vu ci-avant, c’est le moment où la planète est au plus près de la Terre ; son diamètre apparent sera alors le plus important et puis parce qu’elle sera visible tout au long de la nuit. En ce qui concerne son diamètre, si on se rappelle qu’il s’agit de la planète la plus éloignée de la Terre, le gain en diamètre par rapport à une autre période d’observation ne sera pas foncièrement significatif. Même le jour de l’opposition, sa taille sera de l’ordre de 2,4’’, ce qui sera son diamètre durant les deux mois de septembre et octobre. Cette constance de sa taille angulaire est une bonne nouvelle car une intruse va venir perturber le ciel au moment de l’opposition de Neptune : si le 26 septembre sera le jour de ce phénomène, ce sera aussi le jour de la pleine Lune ; et comble de malchance, notre satellite naturel sera positionné environ 4° plus au nord de Neptune ce soir-là. Avec un tel phare à proximité, la recherche et plus encore l’observation de la planète vont s’avérer bien compliquées. Nous conseillons donc de tenter l’observation idéalement aux alentours ou peu après la nouvelle Lune soit entre le 5 et le 18 septembre, jour du premier quartier. Même 15 jours plus tôt que l’opposition, le diamètre sera déjà 2,4’’. Concernant son éclat, il sera constant à magnitude 7,8 sur les mois d’août, septembre, octobre et novembre. Son observation nécessite donc un instrument, qu’il soit lunette astronomique ou télescope. Un instrument doté d’un objectif de 60 à 80 mm de diamètre, donc assez modeste, sera tout à fait suffisant pour voir la planète. Toutefois, la puissance et les grossissements limités de ce genre d’instruments permettront de la distinguer des étoiles environnantes, guère plus. Pour distinguer nettement son disque et accéder à sa couleur bleue / verte, il faut un instrument nettement plus puissant, par exemple un télescope de 200 mm ou plus. Avec leurs très grandes focales, les formules optiques de type Maksutov ou Schmidt-Cassegrain se prêteront mieux qu’un classique Newton à la découverte du disque de Neptune, car pour un oculaire donné, elles offriront de plus forts grossissements. Pour la trouver dans le ciel, les possesseurs d’instruments équipés d’un système de visée automatique (Goto ou smart telescop) laisseront l’électronique viser à leur place. Pour les autres, il va falloir un peu de persévérance, car Neptune se situe dans Poissons, dans une portion de ciel pauvre en étoiles repère. En première approximation, on dira qu’elle est positionnée sous le grand carré de Pégase, au sud-est (en dessous à gauche) de la tête des Poissons (voir figure 1).

Position de Neptune dans les Poissons en septembre 2026 vers minuit, temps légal français.
Position de Neptune dans les Poissons en septembre 2026 vers minuit, temps légal français. Crédits Stellarium

Le point de départ de la recherche sera une illustre voisine, à savoir Saturne, située à environ 9° à l’est (à gauche) de Neptune.

Position de Neptune à l’ouest (à droite) de Saturne en septembre 2026 vers minuit, temps légal français.
Position de Neptune à l’ouest (à droite) de Saturne en septembre 2026 vers minuit, temps légal français.Crédits Stellarium

On démarrera la recherche idéalement avec une paire de jumelles 10x50 dont le champ fait environ 5° de diamètre. On cadrera Saturne, puis, on franchira deux champs et demi vers la droite. On s’aidera des étoiles repères de la figure 2 pour avancer dans la bonne direction. Une fois les 2,5 champs franchis, on devrait être centré sur la figure 3 :

Position de Neptune dans un champ de 4°x4° en septembre 2026 vers minuit, temps légal français.
Position de Neptune dans un champ de 4°x4° en septembre 2026 vers minuit, temps légal français. Crédits Stellarium

Aux jumelles, en s’aidant des étoiles repères de la figure 3, Neptune apparaîtra sous la forme d’une étoile de magnitude ~8.

Une fois que l’on a bien repéré sa position, on fait le même chemin au chercheur de l’instrument. Une fois dans l’oculaire, on sera surpris de sa « discrétion », à savoir que, jusqu’à un grossissement de 80 ou 100 fois, elle passe pour une étoile. Il ne faut pas hésiter à grossir au maximum des capacités de l’instrument pour enfin distinguer un minuscule disque qui daigne nettement apparaître à partir de 120 fois, ce qui permet de l’identifier et de ne plus la confondre avec une étoile. Dans une grosse optique (200 à 300mm), l’observation est plus intéressante car il est beaucoup plus aisé de grossir et on distingue assez nettement sa douce lueur légèrement bleu-vert. A ce petit jeu, les vieilles lunettes astronomiques ont encore leur mot à dire. Observée dans la lunette de l’observatoire de Thury-sous-Clermont, dans l’Oise (avec une optique taillée en 1935 par le grand André Couder, directeur du Laboratoire d’optique de l’Observatoire de Paris), Neptune montre un disque net et très contrasté sur un fond de ciel noir comme de l’encre. Malgré une lentille de seulement 160 mm de diamètre, l’image est plus nette que dans des télescopes plus puissants.

L’équinoxe d’automne du 23 septembre 2026

Dates des solstices et équinoxes en 2026
Dates des solstices et équinoxes en 2026.

CC BY-SA 4.0 Y. Gominet/LTE

Par définition, l’instant de l’équinoxe d’automne dans l’hémisphère nord correspond au moment où la longitude géocentrique apparente du centre du Soleil est égale à 180 degrés.

À cet instant, l’ascension droite n’est pas exactement égale à 12 h et la déclinaison du centre du Soleil n’est pas nulle, car la latitude apparente du centre du Soleil n’est pas nulle, mais ces deux dernières valeurs sont proches de 12 h et de zéro. La direction du centre du Soleil est alors très proche de la direction opposée au point gamma, intersection de l’écliptique et de l’équateur céleste. La définition de cette direction est donc unique sur la sphère céleste.

Il ne faut pas confondre la direction de l’équinoxe d’automne qui est unique et le fait que le Soleil passe par cette direction. Ainsi, dans l’hémisphère nord, le début de l’automne correspond au passage du Soleil dans la direction de l’équinoxe d’automne, alors que ce même phénomène traduit le début du printemps dans l’hémisphère sud.

Notre calendrier (le calendrier grégorien) est construit de manière à éviter la dérive des dates des changements de saisons en conservant une date quasi fixe pour le début de chaque saison.

La date de l’équinoxe d’automne est, en 2026, le mercredi 23 septembre à 00 h 05 min 13 s UTC, soit à 02 h 05 min 13 s en temps légal français (UTC + 2 h).

Dans le calendrier grégorien, créé en 1582, l’équinoxe d’automne peut tomber le 21, 22, 23 ou 24 septembre. Il tombe en général le 22 ou le 23 septembre. Au xxie siècle, il tombe 76 fois le 22 septembre, 22 fois le 23 septembre et deux fois le 21 septembre : en 2092 et c’est la première fois depuis la création du calendrier grégorien, puis en 2096. Après le xxie siècle, cela se reproduit au xxve siècle en 2464, 2468, 2472, 2476, 2480, 2484, 2488, 2492, 2493, 2496 et 2497. Il est tombé un 24 septembre en 1803, 1807, 1903, 1907, 1911, 1915, 1919, 1923, 1927 et 1931, il tombera de nouveau à cette date en 2303. Vous trouverez ci-dessous dans un document PDF les dates des équinoxes sur la période allant de 1583 à 2999, ce document a été élaboré en 2008 avec des valeurs UTC extrapolées à partir de 2008, il peut donc y avoir des petits écarts avec les valeurs calculées chaque nouvelle année.

Le jour de l’équinoxe, si on fait abstraction de la réfraction atmosphérique, la durée de la nuit est égale à la durée du jour et c’est également le jour où le Soleil se lève plein est et se couche plein ouest.

Participer à la campagne des phénomènes mutuels 2026-2027

Tous les 6 ans, pour une durée d’environ un an, nous entrons dans une période où les satellites de Jupiter vont s’occulter ou s’éclipser mutuellement. Ces Phénomènes Mutuels les « Phemu » associés aux quatre satellites Galiléens donnent lieu à des campagnes d’observations depuis 1973. Voici quelques informations pour y participer.

Tous les amateurs du bon côté de la Terre pour viser Jupiter vont observer le même phénomène très facilement accessible avec des petits instruments. Leurs enregistrements vidéo datés permettent de délivrer des courbes de lumière très intéressantes. Leur exploitation a permis de construire les éphémérides précises des satellites, d’analyser les phénomènes de perturbations et de comprendre leur structure interne solide et liquide. Le système de Jupiter constitue un petit système solaire en miniature très pertinent pour comprendre l’évolution des systèmes planétaires. À l’intérieur de l’orbite de Io, les deux petits satellites de Jupiter Amalthée et Thébé constituent des cibles particulièrement intéressantes pour les amateurs les mieux équipés. Ils font l’objet d’éclipses par les satellites Galiléens dont les datations permettront d’améliorer leurs éphémérides. Elles permettront de préparer leurs visés par la mission Juice qui est en route et pourrait ouvrir la compréhension de la structure interne de Jupiter et de ces éventuelles marées. Le LTE de l’Observatoire de Paris compte sur les observations des amateurs et leurs livraisons des courbes de lumière datées avec une précision souhaitée de 0,1 s.

Les configurations d’alignement des satellites avec la Terre pour donner des occultations et d’alignement avec le Soleil pour observer des éclipses. Les observations des éclipses sont plus favorables dans les mois autour des quadratures.
Les configurations d’alignement des satellites avec la Terre pour donner des occultations et d’alignement avec le Soleil pour observer des éclipses. Les observations des éclipses sont plus favorables dans les mois autour des quadratures. Crédits LTE

Cette année 2026-27 est très favorable. Vu depuis Jupiter, vont se succéder, le passage de la Terre puis celui du Soleil (équinoxe sur Jupiter) dans son plan équatorial qui est aussi le plan des orbites de ses satellites. Et cela dans les mois qui précédent l’opposition de Jupiter, moment optimal d’observation depuis le Terre. De plus Jupiter a une déclinaison positive favorisant ainsi les observations dans l’hémisphère Nord. La figure suivante et le tableau donnent ce calendrier.

Déclinaison de la Terre et du Soleil sur l’équateur de Jupiter.
Déclinaison de la Terre et du Soleil sur l’équateur de Jupiter.Crédits LTE/SAF
Chronologie des dates clefs pour cette campagne PheMu 2026-27.
Chronologie des dates clefs pour cette campagne PheMu 2026-27.Crédits LTE/SAF
Tableau récapitulatif des satellites de Jupiter pertinents pour cette campagne.
Tableau récapitulatif des satellites de Jupiter pertinents pour cette campagne.Crédits LTE/SAF
Exemple d’une prise de vue de Jupiter et des satellites Galiléens.
Exemple d’une prise de vue de Jupiter et des satellites Galiléens.Crédits LTE/SAF
Exemple de la géométrie de l’occultation entre deux satellites Galiléens. 
							En fonction de la position relative X,Y des centres de satellites en fonction du temps nous pouvons prédire l’évolution de la courbe de lumière de l’éclairement global délivré. 
							Nous pouvons ensuite comparer la courbe de lumière effective enregistrée. 
							Il faut noter que souvent les évènements sont partiels, il ne s’agit que rarement d’une occultation totale ou d’une éclipse totale.
Exemple de la géométrie de l’occultation entre deux satellites Galiléens. En fonction de la position relative X,Y des centres de satellites en fonction du temps nous pouvons prédire l’évolution de la courbe de lumière de l’éclairement global délivré. Nous pouvons ensuite comparer la courbe de lumière effective enregistrée. Il faut noter que souvent les évènements sont partiels, il ne s’agit que rarement d’une occultation totale ou d’une éclipse totale.Crédits LTE/SAF
Exemple de la géométrie de l’occultation entre deux satellites Galiléens. 
							En fonction de la position relative X,Y des centres de satellites en fonction du temps nous pouvons prédire l’évolution de la courbe de lumière de l’éclairement global délivré. 
							Nous pouvons ensuite comparer la courbe de lumière effective enregistrée. 
							Il faut noter que souvent les évènements sont partiels, il ne s’agit que rarement d’une occultation totale ou d’une éclipse totale.
Exemple de la géométrie de l’occultation entre deux satellites Galiléens. En fonction de la position relative X,Y des centres de satellites en fonction du temps nous pouvons prédire l’évolution de la courbe de lumière de l’éclairement global délivré. Nous pouvons ensuite comparer la courbe de lumière effective enregistrée. Il faut noter que souvent les évènements sont partiels, il ne s’agit que rarement d’une occultation totale ou d’une éclipse totale.Crédits LTE/SAF

Préparer vos observations

Pour préparer vos observations vous pouvez télécharger le calendrier des évènements visibles depuis votre site d’observation, en allant sur le site du formulaire des Phénomènes de satellites naturels.

Par exemple voici un extrait pour le mois de Septembre 2026 avec les évènements que vous pourriez observer depuis la France :

Extrait de la table des PheMu visibles depuis la France en septembre 2026.
Extrait de la table des PheMu visibles depuis la France en septembre 2026.Crédits LTE

La campagne des PheMu 2026-27 est ouverte ! Nul doute que les évolutions techniques des matériels entre les mains des amateurs vont une nouvelle fois leur permettre de collecter des données de qualité et de précision. En particulier les « Smart Telescopes » peuvent rendre accessibles ces phénomènes aux débutants en astronomie. Pour les plus aguerris équipés de plus grands instruments, nous les invitons à s’attaquer à la détection des éclipses d’Amalthée et de Thébé.

en savoir plus

  • Les campagnes d'observations des phénomènes mutuels.
  • Le formulaire des phénomènes de satellites naturels
  • Lien vers l'article publié dans le JOA 2026-3 (Journal for Occultation Astronomy) par IOTA-ES (International Occultation Timing Association-European Section) du 1er juillet 2026. Il introduit la campagne d’observation pour les éclipses de Amalthée et Thébé en proposant 3 solutions techniques pour réussir de telles observations avec au moins un télescope de 300 mm ou avec de plus grands diamètres ou de grandes focales : Article
  • Contacts : phemu.imcce@obspm.fr / thierrymidavaine@sfr.fr

science en direct

Un système d’au moins six exoplanètes révélé après dix ans d’observations

Vue d’artiste du système autour de l’étoile HIP 41378. Les anneaux autour de HIP 41378 f ne sont pas confirmés.
Vue d’artiste du système autour de l’étoile HIP 41378. Les anneaux autour de HIP 41378 f ne sont pas confirmés. Crédits Salomé Grouffal

Une équipe internationale menée par Salomé Grouffal (Université d’Aix-Marseille et Université Grenoble Alpes), incluant des membres du LTE, a étudié pendant dix ans un système planétaire exceptionnel comportant au moins six planètes à longues périodes orbitales. La période orbitale de la planète la plus externe (environ 1 an et demi) est de l’ordre de la période orbitale de Mars. Un tel système, rare, offre une nouvelle fenêtre pour comprendre la diversité des systèmes planétaires.

Les planètes du système HIP 41378 passent devant leur étoile (méthode des transits), imposant un alignement presque parfait avec la Terre. Or, seul un système comme HIP 41378 sur 200 est dans cette configuration. Le système HIP 41378 est donc une perle rare permettant d’étudier des planètes ayant des orbites comparables aux planètes du Système solaire.

Cinq planètes du système ont d’abord été découvertes en 2015 par le télescope Kepler, mais leur nature et leurs orbites restaient mal connues. La compréhension de ce système a nécessité une décennie d’observations avec des instruments majoritairement situés au Chili, qui ont mesuré les variations des vitesses de l’étoile sous l’influence des planètes (méthode des vitesses radiales).

HIP 41378 devient ainsi l’un des premiers systèmes multiples où des planètes à longue période sont bien caractérisées. Il se compose de trois planètes internes plus petites que Neptune et de trois planètes externes, peu denses et pouvant atteindre la taille de Saturne. Une septième planète, plus éloignée, reste à confirmer.

Parmi les planètes externes, la planète HIP 41378 f est particulièrement intrigante : son rayon extrêmement large compte tenu de sa masse défie les modèles de formation planétaire. Une hypothèse, actuellement à l’étude au LTE dans le cadre du projet WRAPS ("Where do Rings Appear in Planetary Systems ?") suggère que cette planète serait en réalité entourée d’anneaux opaques très inclinés, lui donnant l’apparence d’une planète plus grande (cf. Figure). La formation d’un tel anneau pourrait être le résulat naturel de l’évolution d’une lune autour de cette planète.

Bienvenue à Jean-Luc Margot au LTE

En septembre 2026, le Laboratoire Temps Espace accueillera le professeur Jean-Luc Margot, titulaire de la Chaire d’excellence Tocqueville-Fulbright obtenue au sein de l’Observatoire de Paris-PSL. L’objectif de cette chaire est de créer, développer et renforcer les coopérations franco-américaines.

Professeur à l’Université de Californie Los Angeles (UCLA), Jean-Luc Margot est un astronome renommé internationalement pour ses travaux dans l’astronomie radar planétaire et les mesures de haute précision des rotations des corps planétaires et recherche de technosignatures. Il deviendra membre de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique avant la fin de de l’année. Il dirige également l’initiative UCLA SETI et a collaboré avec plus de 200 étudiants et 40 000 bénévoles pour la recherche de la vie dans l’Univers.

À partir de septembre, il travaillera au sein de l’équipe Astronomie et Systèmes Dynamiques (ASD) avec notamment N. Rambaux (Sorbonne Université) et J. Laskar (CNRS) sur l’étude de Vénus qui est l’objectif de la prochaine mission Envision, ainsi qu’autour de l’étude des satellites de glaces et des petits corps du Système solaire.

Il tiendra les conférences suivantes :

  • "Les détectives de l'espace : à la recherche de la vie ailleurs dans l'univers", le dimanche 15 novembre 2026 à 13h45 aux Rencontres Ciel et Espace
  • "Les détectives de l'espace : à la recherche de la vie ailleurs dans l'univers", le mercredi 9 décembre 2026 à 19h au CNAM
  • "High-precision measurements of planetary spin states", courant janvier dans le cadre des conférences du Bureau des Longitudes

Jean-Luc Margot proposera enfin un enseignement dans le cadre du cycle de cours à la PSL week du 23 novembre.

culture astronomique

Comment les anciens savaient déjà que la terre est ronde ? Partagez leurs expériences en réalité virtuelle.

Arrivée dans La Terre est ronde
Arrivée dans "La Terre est ronde" Crédits Orbital Views

Nous savons que plusieurs savants et philosophes de l’antiquité en étaient convaincus. Comment pouvaient-ils l’être sans avoir à disposition toute la technologie actuelle ? Par le raisonnement déductif de ce qu’ils observaient.

Plongez avec eux à l’Antiquité et découvrez comment ils ont abordé leurs démonstrations en vous laissant guider par l’application interactive de réalité virtuelle (casque) développée par le SE-OP du LTE.

Atelier de l'horizon
Atelier de l'horizon Crédits Orbital Views

Une fois l’application lancée vous entrez dans un univers éthéré au sein duquel trois ateliers vous seront proposés. Vous pourrez recréer leurs expériences : mesurer les ombres à la manière d’Ératosthène, simuler une éclipse de Lune avec Aristote et découvrir ce que révèle la ligne d’horizon.

Atelier des ombres
Atelier des ombres Crédits Orbital Views

Saisissez leurs intuitions, rejouez leurs démarches, et éprouvez la force d’observations simples qui ont changé notre vision du monde.

Atelier des éclipses
Atelier des éclipses Crédits Orbital Views

L’application est gratuite et nous espérons que vous aurez l’occasion de le tester chez vous, dans un musée ou lors d'un évènement !

Le Pic du Midi candidat au patrimoine mondial de l'UNESCO

Légende image
L’observatoire du pic du Midi, dans les Pyrénées, a été érigé à la fin du XIXe siècle à 2 877 mètres d’altitude. Crédits H. Raguet/Dépt. de physique de l’ENS/Obs. de Paris/Obs. Midi-Pyrénées/CNRS Photothèque

Le 9 juin 2026, le dossier de candidature du Pic du Midi et de son observatoire au patrimoine mondial de l'UNESCO a été officiellement remis au Président de la République lors d'une réception au palais de l'Élysée, réunissant plus de 300 représentants du territoire des Hautes-Pyrénées — élus, scientifiques, enseignants et étudiants. Plusieurs membres du LTE ont pris part à cet événement, aux côtés des autres laboratoires et institutions engagés sur ce dossier.

Occupé en continu depuis 1878, le Pic du Midi de Bigorre culmine à 2 877 mètres et doit sa réputation scientifique à la pureté de son air et à la stabilité de son atmosphère. C'est aussi, depuis 2013, la zone cœur de la première Réserve Internationale de Ciel Étoilé (RICE) d'Europe continentale : un label porté conjointement avec le Parc national des Pyrénées et le Syndicat départemental d'énergie des Hautes-Pyrénées, qui engage 247 communes du département à réduire leur pollution lumineuse pour préserver la qualité du ciel nocturne.

Porté depuis 2021 et inscrit sur la liste indicative française depuis octobre 2022, le dossier complet a été soumis par la France en janvier 2026. Il consacre plus de 150 ans de contributions du site à l'astronomie, à la physique de l'atmosphère et à l'étude de l'environnement, ainsi que le lien singulier entre recherche, patrimoine et territoire qui caractérise le Pic du Midi. Son examen par le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO est prévu en juillet 2027.

Le Pic du Midi est un observatoire d’intérêt pour le LTE. En effet, le site héberge le télescope de 1m (T1m), utilisé depuis de nombreuses années par des membres du laboratoire pour des programmes de recherche en planétologie, en particulier l'astrométrie des petits corps du Système solaire.

Le T1M fait aussi l’objet du projet TRoPPic (Télescope Robotique Pédagogique au Pic du Midi), qui vise à rendre l'instrument pleinement opérable à distance, à la fois pour prolonger et faciliter ces programmes scientifiques et pour développer des usages pédagogiques : télé-observation pour les étudiants, formation des enseignants. TRoPPic illustre ainsi concrètement la continuité entre les usages historiques du site et ses usages actuels.

Une éventuelle inscription au patrimoine mondial renforcerait la visibilité du site et, avec elle, celle des activités qui continuent de s'y développer.

ciel du mois

Phénomènes astronomiques

Repère géocentrique, les quadratures et les conjonctions sont en ascension droite.
Les phénomènes sont donnés en temps légal français.

2 septembre

23 h 37 min 34 s Mercure à l'apogée, distance à la Terre : 1,38 au, diamètre apparent : 4,9″.

3 septembre

23 h 32 min 06 s Élongation minimale entre la Lune et Uranus, élongation : 5° 24′, élongation de la Lune au Soleil : 96° O.

4 septembre

9 h 51 min 14 s Dernier quartier de lune.

13 h 37 min 34 s Vénus à l'aphélie, distance au Soleil : 0,728 23 au.

5 septembre

8 h 07 min 35 s Déclinaison maximale de la Lune : + 28° 07′.

6 septembre

21 h 28 min 08 s Élongation minimale entre la Lune et Mars, élongation : 2° 57′, élongation de la Lune au Soleil : 57° O.

22 h 42 min 45 s Lune au périgée, distance à la Terre : 368 259 km, diamètre apparent de la Lune : 32,4′.

8 septembre

20 h 43 min 56 s Élongation minimale entre la Lune et Jupiter, élongation : 0° 46′, élongation de la Lune au Soleil : 31° O.

10 septembre

17 h 40 min 50 s Uranus est stationnaire dans la constellation du Taureau.

11 septembre

5 h 27 min 00 s Nouvelle lune.

12 septembre

5 h 48 min 29 s Élongation minimale entre la Lune et Mercure, élongation : 3° 24′, élongation de la Lune au Soleil : 13° E.

14 septembre

13 h 34 min 33 s Élongation minimale entre la Lune et Vénus, élongation : 0° 29′, élongation de la Lune au Soleil : 41° E.

18 septembre

20 h 48 min 26 s Déclinaison minimale de la Lune : − 28° 04′.

22 h 43 min 47 s Premier quartier de lune.

19 septembre

5 h 00 min 17 s Lune à l'apogée, distance à la Terre : 404 221 km, diamètre apparent de la Lune : 29,6′.

23 septembre

2 h 05 min 13 s Equinoxe d'automne

25 septembre

6 h 37 min 43 s Neptune au périgée, distance à la Terre : 28,88 au, diamètre apparent : 2,4″.

26 septembre

3 h 36 min 23 s Opposition de Neptune, distance à la Terre : 28,875 76 au.

17 h 07 min 00 s Élongation minimale entre la Lune et Neptune, élongation : 4° 16′, élongation de la Lune au Soleil : 178° O.

18 h 49 min 02 s Pleine lune.

27 septembre

8 h 36 min 41 s Élongation minimale entre la Lune et Saturne, élongation : 6° 12′, élongation de la Lune au Soleil : 172° O.

10 h 50 min 42 s Mercure à l'aphélie, distance au Soleil : 0,466 70 au.

Visibilité de la Lune et des planètes

Planètes visibles entre les latitudes 60° Nord et 60° Sud et les constellations voisines. L’aspect apparent des planètes est calculé pour le 16 Septembre 2026 à 22 h 00 UTC.

  • La Lune

    DQ 4.09
    NL 11.09
    PQ 18.09
    PL 26.09
    non-visibilité 10/09 > 12/09
    Calculer les phases de la Lune
    Trajectoire de la Lune en septembre 2026
    Trajectoire de la Lune au cours du mois de septembre 2026. Crédits LTE
  • Mercure

    œil non visible
    jumelles non visible
    télescope non visible

    Diamètre apparent 5.1″

    Magnitude − 0.4

    Calculer les phases de Mercure
    Mercure le 16 septembre 2026
    Mercure le 16 septembre 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Mercure au cours du mois de septembre 2026
    Trajectoire de Mercure au cours du mois de septembre 2026. Crédits LTE
  • Vénus

    œil visible
    jumelles visible
    télescope visible

    Diamètre apparent 37.6″

    Magnitude − 4.8

    Calculer les phases de Vénus
    Vénus le 16 septembre 2026
    Vénus le 16 septembre 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Vénus au cours du mois de septembre 2026
    Trajectoire de Vénus au cours du mois de septembre 2026. Crédits LTE
  • Mars

    œil visible
    jumelles visible
    télescope visible

    Diamètre apparent 5.3″

    Magnitude 1.2

    Calculer les éphémérides de Mars
    Mars le 16 septembre 2026
    Mars le 16 septembre 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Mars au cours du mois de septembre 2026
    Trajectoire de Mars au cours du mois de septembre 2026. Crédits LTE
  • Jupiter

    œil non visible
    jumelles non visible
    télescope non visible

    Diamètre apparent 32.4″

    Magnitude − 1.8

    Calculer les éphémérides de Jupiter
    Jupiter le 16 septembre 2026
    Jupiter le 16 septembre 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Jupiter au cours du mois de septembre 2026
    Trajectoire de Jupiter au cours du mois de septembre 2026. Crédits LTE
  • Saturne

    œil visible
    jumelles visible
    télescope visible

    Diamètre apparent 19.6″

    Magnitude 0.4

    Calculer les éphémérides de Saturne
    Saturne le 16 septembre 2026
    Saturne le 16 septembre 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Saturne au cours du mois de septembre 2026
    Trajectoire de Saturne au cours du mois de septembre 2026. Crédits LTE
  • Uranus

    œil non visible
    jumelles visible
    télescope visible

    Diamètre apparent 3.7″

    Magnitude 5.7

    Calculer les éphémérides d'Uranus
    Uranus le 16 septembre 2026
    Uranus le 16 septembre 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Uranus au cours du mois de septembre 2026
    Trajectoire de Uranus au cours du mois de septembre 2026. Crédits LTE
  • Neptune

    œil non visible
    jumelles visible
    télescope visible

    Diamètre apparent 2.4″

    Magnitude 7.8

    Calculer les éphémérides de Neptune
    Neptune le 16 septembre 2026
    Neptune le 16 septembre 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Neptune au cours du mois de septembre 2026
    Trajectoire de Neptune au cours du mois de septembre 2026. Crédits LTE

Cartes du ciel

Cartes du ciel des étoiles brillantes et des planètes visibles dans le ciel de l’hémisphère nord et de l’hémisphère sud, vers l’horizon nord et l’horizon sud, pour le 15 Septembre 2026.

  • Hémisphère nord, en direction du nord – 23 h temps légal français (UTC + 2 h)

    Carte du ciel de l’hémisphère nord, en direction du nord, au 15 Septembre 2026
    Carte du ciel de l’hémisphère nord, en direction du nord. Crédits LTE
  • Hémisphère nord, en direction du sud – 23 h temps légal français (UTC + 2 h)

    Carte du ciel de l’hémisphère nord, en direction du sud, au 15 Septembre 2026
    Carte du ciel de l’hémisphère nord, en direction du sud. Crédits LTE
  • Hémisphère sud, en direction du nord – 23 h temps local à La Réunion (UTC + 4 h)

    Carte du ciel de l’hémisphère sud, en direction du nord, au 15 Septembre 2026
    Carte du ciel de l’hémisphère sud, en direction du nord. Crédits LTE
  • Hémisphère sud, en direction du sud – 23 h temps local à La Réunion (UTC + 4 h)

    Carte du ciel de l’hémisphère sud, en direction du sud, au 15 Septembre 2026
    Carte du ciel de l’hémisphère sud, en direction du sud. Crédits LTE
  • Vue dans le plan de l’écliptique

    Dans sa course apparente sur l’écliptique, le Soleil est accompagné de plusieurs planètes proches. Celles qui sont à l’est peuvent être observées au coucher du Soleil et en début de nuit selon leur élongation et leur magnitude, celles qui sont à l’ouest le seront en fin de nuit et au lever du Soleil sous les mêmes conditions. La figure suivante montre la configuration au 15 Septembre 2026.

    Position de la Lune et des planètes dans le plan de l’écliptique au 15 Septembre 2026
    Position de la Lune et des planètes dans le plan de l’écliptique au 15 Septembre 2026. Crédits LTE
    Déplacement de la Lune et des planètes dans le plan de l’écliptique en Septembre 2026. Crédits LTE
  • Positions héliocentriques des planètes

    Les figures suivantes montrent la configuration dans le plan de l’écliptique au 15 Septembre 2026. Sur chaque orbite des planètes intérieures, l’intersection du segment et de l’orbite marque la position de la planète au premier jour du mois, et l’extrémité de la flèche marque celle au dernier jour du mois.

    Positions héliocentriques des planètes intérieures dans le plan de l’écliptique au 15 Septembre 2026
    Positions héliocentriques des planètes intérieures dans le plan de l’écliptique au 15 Septembre 2026. Crédits LTE
    Positions héliocentriques des planètes extérieures dans le plan de l’écliptique au 15 Septembre 2026
    Positions héliocentriques des planètes extérieures dans le plan de l’écliptique au 15 Septembre 2026. Crédits LTE