Édito

Dans notre lettre d’information, comme en astronomie en général, plusieurs systèmes de temps peuvent être employés : UTC ou l’heure locale. UTC est le sigle pour le temps universel coordonné qui correspond à l’heure au méridien d’origine, historiquement le méridien de Greenwich. Ce système horaire correspond à la norme suivie dans le monde. Le temps « local » est le temps qui correspond à chaque fuseau horaire. Par exemple pour Paris c’est le Temps légal français (ou TLF dans cette lettre) qui s’applique, soit : UTC + 2 h en été et UTC + 1 h en hiver. L’heure légale française est donnée par le LTE, vous pouvez la retrouver ici !

C'est le dernier numéro contenant la rubrique  : Des éclipses en lumière dans laquelle vous découvrirez notre nouvelle parution qui vous accompagnera pour les éclipses à venir, mais aussi toutes les informations générales sur l'éclipse. Nous vous souhaitons une belle observation de l'éclipse de Soleil du 12 août  et vous invitons à visiter la page dédiée de l'Observatoire de Paris.

Des éclipses en lumière

Nouvelle parution : Trois éclipses en lumière

Page de garde de Trois éclipses en lumière
Page de garde de Trois éclipses en lumière Crédits LTE

Le Service espace (SE-OP) du Laboratoire Temps Espace publie prochainement ce petit ouvrage pédagogique, illustré et détaillé, pour observer et comprendre le phénomène des trois prochaines éclipses de Soleil qui seront partiellement visibles en France. Et pour une observation en toute sécurité les lunettes spéciales éclipse sont incluses.

OBSERVER : Comment observer ? Par quelles méthodes simples et faciles à mettre en œuvre ? Quels risques ? Quelles protections ?

COMPRENDRE : Qu’est-ce qu’une éclipse ? Comment se déroule t-elle ? Toutes les explications illustrées étape par étape.

EXPLORER : En savoir plus sur quelques éclipses dans l’histoire, sur les mythes et croyances liées aux éclipses, sur les éclipses visibles en France et dans le monde, passées et à venir.

  • L’ouvrage est disponible chez l’éditeur sur ce lien, ou en librairie.
  • Format 14 × 21 cm – 88 pages en couleur
  • Éditeur : EDP Sciences
  • ISBN : 978-2-7598-4018-2
  • Date de parution : 9 juillet 2026
  • Prix : 12,90€

L'éclipse du 12 août 2026

Déplacement de l'ombre de la Lune sur la Terre lors de l'éclipse totale de Soleil du 12 Août 2026. Le point noir représente les lieux pour lesquels l'éclipse sera totale. Crédits LTE

Cette éclipse est la dix-septième éclipse totale de Soleil du XXIe siècle et la seconde éclipse de l'année 2026. La durée de l’éclipse générale est de 4 h 23,4 min et sa grandeur est de 1,03994.

Carte de visibilité de l'éclipse totale de Soleil du 12 Août 2026
Carte de visibilité de l'éclipse totale de Soleil du 12 Août 2026. Crédits LTE

Cette éclipse est une éclipse polaire nord, elle passe sur le pôle Nord. Elle est visible sur l’océan Arctique, le Groenland, l’océan Atlantique Nord, l’ouest de l’Europe et le nord-ouest de l’Afrique. La bande de totalité traverse l’océan Arctique, l’est du Groenland, l’ouest de l’Islande, le nord de l’Espagne, les Baléares et prend fin en Méditerranée au sud-ouest de la Sardaigne.

Aspect apparent de l’éclipse partielle de Soleil du 12 août
							2026
							<span>pour plusieurs villes de France, dans le repère local de l’observateur (heures
								UTC).
Aspect apparent de l’éclipse partielle de Soleil du 12 août 2026 pour plusieurs villes de France, dans le repère local de l’observateur (heures UTC). Crédits LTE

Circonstances générales de l'éclipse

Le tableau ci-dessous donne les circonstances générales de l’éclipse (en UTC). Pour avoir l'heure légale en France métropolitaine ajouter 2 h jusqu'au 26 octobre à 1 h UTC.

Phases Instant en UTC Longitude Latitude
Début de l’éclipse générale 15 h 34 min 16 s -166° 03′ 26,7″ O 56° 41′ 21,3″ N
Début de l’éclipse totale 16 h 58 min 04 s 117° 44′ 15,9″ E 74° 55′ 35,3″ N
Début de l’éclipse centrale 17 h 00 min 07 s 113° 26′ 29,5″ E 75° 04′ 42,7″ N
Maximum de l'éclipse 17 h 46 min 00 s -25° 13′ 41,4″ O 65° 11′ 41,1″ N
Fin de l'éclipse centrale 18 h 32 min 12 s 5° 24′ 06,5″ E 38° 40′ 45,9″ N
Fin de l'éclipse totale 18 h 34 min 13 s 4° 29′ 43,4″ E 37° 45′ 28,2″ N
Fin de l'éclipse générale 19 h 57 min 59 s -25° 11′ 20,8″ O 11° 26′ 42,2″ N

Le maximum de cette éclipse a lieu deux jours après le passage de la Lune à son périgée, le diamètre apparent de la Lune (32′ 34,2″) est supérieur à celui du Soleil (31′ 34,00″). Il a lieu un jour avant le passage de la Lune par son nœud descendant et peu de temps (9,15 min) après l’instant de la nouvelle lune. Durant l’éclipse, la Lune se trouve dans la constellation du Lion.

À travers le portail des formulaires de calcul du LTE, vous pouvez également obtenir les circonstances locales de l’éclipse, télécharger les cartes de l’éclipse générale et retrouver toutes les éclipses passées et futures. Les résultats sont constamment actualisés en fonction des avancées de la recherche.

Série longue de Saros contenant cette éclipse

On appelle à tort "Saros" la période de récurrence des éclipses égale à 223×L lunaisons moyennes de 6 585,321 314 jours. Cette période est proche de 242×D révolutions draconitiques moyennes égales à 6 585,357 436 jours, la différence 242×D–223×L est de 0,036 12 jour, soit 52 minutes. Elle est également proche de 239×A révolutions anomalistiques moyennes de 6 585,537 419 jours, la différence 239×A–223×L est de 0,21610 jours, au bout d'un Saros, la pleine lune se retrouve donc en moyenne à 2,8° en amont sur sa position orbitale précédente. La proximité numérique de ces trois périodes fait que l’on retrouve avec chaque période d’un Saros des conditions très voisines et que l’évolution des éclipses après chaque Saros est relativement lente, ce qui permet de construire des séries longues d’éclipses homologues séparées par un Saros. En moyenne une série longue d’éclipses comporte 72 éclipses : 12 éclipses partielles, puis 48 éclipses centrales suivies de 12 éclipses partielles.

Cette éclipse appartient à une série longue de 72 éclipses successives. Cette série commence avec l’éclipse partielle du 10 mars 1179 (les dates antérieures à 1582 sont données dans le calendrier julien) et elle se termine par l’éclipse partielle du 10 mai 2459. Elle se compose de huit éclipses partielles, suivies de vingt-huit éclipses annulaires, puis trois éclipses mixtes et dix éclipses totales et se termine par vingt-trois éclipses partielles. On remarque que le nombre d’éclipses de cette série longue est égal à 72, donc égale la moyenne, par contre on a une forte dissymétrie dans le nombre d’éclipses partielles.

L’éclipse du 12 août 2026 est l’avant-dernière éclipse de la série d’éclipses totales de la fin de la série longue. Toutes les éclipses de la série ont lieu au nœud descendant de la Lune, ce qui signifie que d'une éclipse à la suivante, soit tous les 18 ans environ, sur 1280 ans, la latitude moyenne dérive lentement du sud vers le nord (autour de 1000km en latitude après chaque saros). L’éclipse totale du 12 août 2026 est dans la seconde moitié de la série, elle passe donc bien dans l'hémisphère nord du globe terrestre.

Comment observer une éclipse sans danger ?

Il ne faut absolument pas regarder le Soleil directement à l’œil nu pour tenter de voir une éclipse, car les rayons peuvent brûler la rétine, de façon tout à fait indolore et avec pourtant des conséquences irréversibles.

Pour observer une éclipse, il y a 2 méthodes sûres :

  • les lunettes spéciales éclipses certifiées par la directive européenne 89/686/CEE
  • l’observation indirecte par projection : un trou d’épingle dans une feuille cartonnée projettera l’image du Soleil éclipsé sur une deuxième feuille cartonnée. La taille de l’image dépendra de la distance entre les 2 feuilles

Que se passe-t-il lors d’une éclipse de Soleil ?

Le Soleil ne peut être éclipsé que dans ses conjonctions avec la Lune (phase de nouvelle lune), celle-ci s’interpose alors entre la Terre et le Soleil. Bien que la Lune soit incomparablement plus petite que le Soleil, elle est cependant suffisamment proche de la Terre pour que son diamètre apparent soit comparable à celui du Soleil. Un observateur situé à la surface de la Terre peut ainsi observer plusieurs types d’éclipses de Soleil :

  • L’éclipse totale, lorsque la surface du Soleil est complètement occultée par la Lune et que le diamètre apparent de la Lune est supérieur à celui du Soleil ;
  • L’éclipse annulaire, lorsque la surface du Soleil n’est pas complètement occultée par la Lune et que le diamètre apparent de la Lune est inférieur à celui du Soleil ;
  • L’éclipse partielle, lorsqu’une partie seulement du Soleil est occultée par la Lune.

Si le plan de l’orbite lunaire coïncidait parfaitement avec celui de l’écliptique, nous assisterions chaque mois à une alternance d’éclipses de Soleil et de Lune pour chaque conjonction et chaque opposition de la Lune et du Soleil. Mais en raison de l’inclinaison mutuelle de ces plans, la Lune, dans ses conjonctions et ses oppositions (syzygies), est souvent élevée au-dessus du Soleil ou du cône d’ombre de la Terre, ou abaissée sous le Soleil ou sous le cône d’ombre de la Terre. Elle ne peut recouvrir le Soleil ou passer dans le cône d’ombre de la Terre que si elle se trouve au voisinage de l’un de ses nœuds.

Retrouvez tous les articles de la rubrique " Des éclipses en lumière "

Voici articles des mois précédents qui vous accompagneront pour votre observation de l'éclipse du 12 août 2026.

Ce mois-ci

Rapprochement Mars – Uranus
le samedi 4 juillet 2026

Le début du mois de juillet va nous offrir un rapprochement intéressant : le samedi 4 juillet 2026, la planète Mars sera en conjonction avec Uranus, un phénomène qui sera observable en deuxième partie de nuit, dans les lueurs du Soleil levant.

Ces deux planètes sont loin d’être dans leur meilleur période de visibilité ; Mars était en conjonction avec le Soleil le 9 janvier dernier. Il va falloir attendre 2027 pour la retrouver resplendissante dans le ciel. Uranus était en conjonction avec le Soleil le 22 mai dernier. Elles émergent donc à droite du Soleil, et ne sont actuellement visibles que le matin. Le passage en conjonction signifie qu’elles sont passées derrière le Soleil par rapport à la Terre, et que leur distance à la Terre est proche du maximum possible ce jour-là.

On en jugera avec ces données chiffrées le 4 juillet : La distance séparant Mars du Soleil sera environ de 216 millions de km alors que la distance à la Terre sera de 314 millions de km. Rappelons, à titre de repère, que lorsque Mars est en opposition favorable à la Terre, sa distance avoisine les 50 millions de km (comme en 2003). Pour Uranus, sa distance au Soleil sera ce 4 juillet de 2,91 milliards de km alors que sa distance à la Terre sera de 3,03 milliards de km.

Il en résulte tout logiquement que les éclats et les diamètres apparents ne feront pas rêver les observateurs :

  • Magnitude + 1,3 et diamètre apparent de 4,5" pour Mars
  • Magnitude + 5,8 et diamètre apparent de 3,5" pour Uranus

Si pour Uranus, qui est une planète continuellement très éloignée de la Terre, ces valeurs sont proches des moyennes (même au plus près de la Terre, le disque d’Uranus ne mesure guère plus de 4 secondes de degrés), pour Mars, on est loin des records possibles.

Doit-on en conclure que l’événement proposé n’aura que peu d’intérêt ?

Loin s’en faut. L’observation méritera le détour pour diverses raisons. Elle permettra tout d’abord de reprendre contact avec la planète rouge, invisible au début de cette année. Ensuite, ce sera pour tout observateur débutant l’occasion de faire connaissance avec la planète rouge. Notons que, si Mars est visible à l’œil nu, ce n’est pas le cas pour Uranus. Si en théorie, la planète gazeuse doit pouvoir être accessible à l’œil nu, il faut un ciel noir et pur et une très bonne acuité visuelle pour espérer la distinguer sous la forme d’une étoile extrêmement faible. Très peu d’observateurs rapportent l’avoir observée sans instrument. Il est donc préférable d’utiliser une paire de jumelles, même modestes, qui seront suffisantes pour voir la planète gazeuse. Et ce rapprochement offre des conditions idéales pour réussir à admirer Uranus aux jumelles. Lorsqu’elle est perdue au milieu d’une zone de ciel pauvre en étoiles repères, elle n’est pas facile à trouver, même avec une paire de jumelles. Par contre, ce 4 juillet, l’espace séparant les deux planètes sera de l’ordre de 10’. Si l’on considère qu’une paire de jumelles 10x50 offre un champ de 5° de large, on comprendra qu’en visant Mars, on verra Uranus très proche de la planète rouge.

Et c’est tout l’intérêt de ce rapprochement : capturer les deux planètes dans le même champ aux jumelles !

L’emploi d’une lunette ou d’un télescope permettra de mieux distinguer les minuscules disques, mais, considérant les distances ce jour-là, il ne faudra pas espérer en voir plus.

Pour ajouter une jolie touche esthétique, notons que le rapprochement aura lieu 10° en dessous du bel amas ouvert des Pléiades.

Mars se lèvera vers 3h20 TLF. Le meilleur moment pour observer aura lieu vers 6h00 TLF. A ce moment, les Pléiades seront situées 20° au-dessus de l’horizon, avec Mars et Uranus positionnées 10° en dessous, soit à mi-chemin entre les Pléiades et l’horizon nord-est.

Position de Mars à l’œil nu le samedi 4 juillet 2026 vers 6h00 TLF
Position de Mars à l’œil nu le samedi 4 juillet 2026 vers 6h00 TLFCrédits Stellarium
Configuration de la conjonction Mars- Uranus le samedi 4 juillet 2026 vers 6h00 TLF
Configuration de la conjonction Mars- Uranus le samedi 4 juillet 2026 vers 6h00 TLFCrédits Stellarium

Le passage de la Terre à l’aphélie
en juillet 2026

Évolution des passages à l’aphélie entre 2000 et 2100
Évolution des passages à l’aphélie entre 2000 et 2100. Crédits P. Rocher

Selon les lois de Kepler, le barycentre Terre-Lune suit en première approximation une orbite elliptique autour du Soleil. On peut donc calculer les distances minimales (périhélies) et maximales (aphélies) entre le centre du Soleil et le centre de la Terre. Ces deux positions correspondent aux extrémités du grand axe de l’ellipse (l’axe des apsides). En raison de la loi des aires, la vitesse angulaire héliocentrique de la Terre est la plus lente à l’aphélie et la plus rapide au périhélie.

En réalité, le problème est plus complexe. Le barycentre Terre-Lune tourne autour du centre de gravité du Système solaire et la Terre tourne autour du centre de gravité du système Terre-Lune. On doit donc calculer la position du barycentre Terre-Lune dans un repère centré sur le Soleil, puis calculer la position de la Lune par rapport à la Terre et en déduire la position de la Terre par rapport au barycentre Terre-Lune. Cela permet d’obtenir les coordonnées du centre de la Terre par rapport au centre du Soleil et la distance géométrique entre le centre du Soleil et le centre de la Terre.

De plus, l’orbite du barycentre Terre-Lune n’est pas képlérienne, mais subit les perturbations des autres planètes du Système solaire. Cela se traduit par des variations des paramètres de l’ellipse osculatrice, notamment son excentricité et son demi-grand axe, et cela crée une avance de son périhélie (et de son aphélie). Le demi-grand axe tourne de 11,61″ dans le sens direct (un tour en environ 111 600 ans).

La période moyenne de révolution du barycentre Terre-Lune dans un repère tournant avec le demi-grand axe porte le nom de « révolution anomalistique moyenne ». C’est le temps moyen que met le barycentre Terre-Lune pour revenir à une même position dans un repère tournant avec le demi-grand axe. Cette période moyenne est de 365,259 641 34 jours, soit 365 jours 06 h 13 min 53,01 s. Comme l’excentricité et le demi-grand axe ne sont pas constants, les distances Terre-Soleil au périhélie et à l’aphélie varient au cours du temps. De même, le temps qui sépare deux passages consécutifs à l’aphélie (la révolution anomalistique vraie) ne sera pas constant, mais variera autour de la période de révolution anomalistique moyenne.

Enfin notre calendrier, le calendrier grégorien, est construit de manière à suivre les saisons (la « révolution tropique »), c’est-à-dire le mouvement rétrograde de la ligne des équinoxes. Le mouvement du demi-grand axe se faisant dans le sens direct, cela se traduira par des dates des passages à l’aphélie (et au périhélie) qui avanceront dans notre calendrier au cours du temps.

Si l’on prend comme échelle de temps le Temps universel coordonné (UTC), le passage à l’aphélie de la Terre en 2026 tombe le lundi 6 juillet à 17h 30min 33s UTC (19h 30min 33s en temps légal français) et sa distance au Soleil est de 152 087 774,317 km, le diamètre apparent du Soleil est alors de 31,4640′.

Le tableau ci-dessous donne les dates des passages à l’aphélie pour les années 2019 à 2030 ainsi que les distances de la Terre au Soleil.

Date UTC Distance
au Soleil
Écart de distance
avec le passage
précédent
Révolution
anomalistique
vraie
04/07/2019
à 22 h 10 min 47 s
152 104 285,097 km 8 719 km 363,22502 j
04/07/2020
à 11 h 34 min 44 s
152 095 295,258 km − 8 990 km 365,55830 j
05/07/2021
à 22 h 27 min 25 s
152 100 527,044 km 5 232 km 366,45325 j
04/07/2022
à 7 h 10 min 44 s
152 098 455,102 km − 2 072 km 363,36341 j
06/07/2023
à 20 h 06 min 38 s
152 093 250,543 km − 5 205 km 367,53882 j
05/07/2024
à 5 h 06 min 03 s
152 099 968,251 km 6 718 km 364,37459 j
03/07/2025
à 19 h 54 min 43 s
152 087 737,601 km − 12 231 km 363,61713 j
06/07/2026
à 17 h 30 min 33 s
152 087 774,317 km 37 km 367,89988 j
05/07/2027
à 5 h 05 min 42 s
152 100 481,194 km 12 707 km 363,48274 j
03/07/2028
à 22 h 17 min 58 s
152 093 128,578 km − 7 353 km 364,71685 j
06/07/2029
à 5 h 11 min 44 s
152 098 057,276 km 4 929 km 367,28734 j
04/07/2030
à 12 h 57 min 34 s
152 099 543,532 km 1 486 km 363,32350 j

On remarque que la date du passage à l’aphélie évolue sur cette période entre le 3 et le 6 juillet. Les différences de distances entre deux passages consécutifs s’expliquent en partie par le mouvement de la Terre autour du barycentre Terre-Lune, par la phase de la Lune et par la position de la Lune par rapport à son apogée et son périgée. Les autres écarts sont dus à la position du centre du Soleil par rapport au centre de gravité du Système solaire et aux perturbations planétaires sur l’orbite du barycentre Terre-Lune.

Le coucher du Soleil
sous l’Arc de Triomphe
du 31 juillet au 4 août 2026

Coucher du Soleil sous l’Arc de Triomphe le 9 mai 2019
Coucher du Soleil sous l’Arc de Triomphe le 9 mai 2019. Crédits J. Desmars

Comme chaque année autour du début du mois d’août, le Soleil se couchera dans l’axe de l’avenue des Champs-Élysées à Paris. Il est donc possible de voir le Soleil se coucher sous l’arche de l’Arc de Triomphe depuis l’avenue des Champs-Élysées même si, depuis cette perspective, le haut de l’arche de la Défense, également visible, peut parfois barrer le Soleil. Cet événement régulier est toujours une surprise pour les curieux et un défi pour les photographes (qui sont invités à envoyer leurs photos pour publication ici !).

Du 31 juillet au 4 août, il sera possible de voir le Soleil se coucher sous l’arche de l’Arc de Triomphe vue depuis l’avenue des Champs-Élysées. Il s’agit de la deuxième période favorable de l’année après celle autour du 8 mai.

Cette fois, le Soleil est un peu plus bas sur l’horizon chaque soir et donc les meilleurs endroits pour l’observation sont plutôt en haut de l’avenue en début de période et en bas de l’avenue en fin de période. C’est généralement aux environs du rond-point des Champs-Élysées que le phénomène est le plus intéressant, car la taille apparente du Soleil est très proche de la taille apparente de l’arche, le Soleil semblant s’y caler parfaitement.

Même si l’alignement est visible partout le long de l’avenue, nous distinguons ici deux endroits pour le calcul du passage du Soleil sous l’Arc de Triomphe : la place de la Concorde et le rond-point des Champs-Élysées. Les horaires sont donnés à la minute, car ils peuvent varier de plusieurs secondes suivant votre position. Pour rappel, dans la perspective, le haut de l’arche de la Défense est également visible et peut donc parfois barrer le Soleil.

Depuis la place de la Concorde

Le coucher du Soleil dans l’Arc de Triomphe depuis la place de la Concorde le 4 août 2026 à 19 h 15 UTC
Le coucher du Soleil dans l’Arc de Triomphe depuis la place de la Concorde le 4 août 2026 à 19 h 15 UTC. Crédits J. Desmars/LTE
  • 3 août à 19 h 14 UTC (Soleil en haut de l’arche) ;
  • 4 août à 19 h 15 UTC (Soleil au milieu de l’arche) ;
  • 5 août à 19 h 16 UTC (Soleil en bas de l’arche).

Depuis le rond-point des Champs-Élysées

Le coucher du Soleil dans l’Arc de Triomphe depuis rond-point des Champs-Élysées le 1<sup>er</sup> août 2026 à 19 h 13 UTC
Le coucher du Soleil dans l’Arc de Triomphe depuis rond-point des Champs-Élysées le 1er août 2026 à 19 h 13 UTC. Crédits J. Desmars/LTE
Le coucher du Soleil dans l’Arc de Triomphe depuis le rond-point des Champs-Élysées le 2 août à 19 h 13 UTC
Le coucher du Soleil dans l’Arc de Triomphe depuis le rond-point des Champs-Élysées le 2 août à 19 h 13 UTC. Crédits J. Desmars/LTE
  • 31 juillet à 19 h 12 UTC (Soleil en haut de l’arche) ;
  • 1er août à 19 h 13 UTC (Soleil au milieu de l’arche) ;
  • 2 août à 19 h 13 UTC (Soleil au milieu de l’arche) ;
  • 3 août à 19 h 14 UTC (Soleil en bas de l’arche) ;

Il est aussi possible de voir le passage du Soleil plus haut dans l’avenue les soirs précédents, mais le Soleil est d’apparence plus petite par rapport à l’arche.

Les jours les plus favorables sont donc les 4 août pour la place de la Concorde et le 1er et le 2 août pour le rond-point des Champs-Élysées.

Attention ! Si le Soleil à son coucher vous éblouit, ne le regardez pas directement, c’est qu’il est encore trop haut sur l’horizon.

Dans ce cas, évitez de le photographier sans filtre, vous risquez d’endommager votre appareil photo et votre vue si vous utilisez un appareil à visée reflex.

Attention aussi aux voitures qui circulent très près des piétons, même sur l’axe où vous êtes souvent nombreux lors de ces événements ! Nous recommendons le port de gilets de haute visibilté.

Les pluies de météores de l'été

Perséide au-dessus du pic du Midi en 2010
Perséide au-dessus du pic du Midi en 2010. Crédits J. Vaubaillon/LTE

Au cours de l’année, la Terre traverse divers nuages de poussières laissés par les comètes dans leur sillage. En entrant dans l’atmosphère terrestre, ces poussières se consument et créent ce que l’on nomme des " pluies d’étoiles filantes "".

Plusieurs pluies se produisent au cours de l’année. Leur appellation se rapporte à la constellation en direction de laquelle le radiant (lieu d’où elles semblent provenir) de la pluie se situe : les Quadrantides en janvier (constellation du Bouvier – anciennement Quadrant), les Lyrides en avril (constellation de la Lyre), les Êta aquarides (constellation du Verseau) en mai, les Léonides en novembre (constellation du Lion) et les Géminides en décembre (constellation des Gémeaux).

Les Perséides

Les mois d’été étant propices à l’observation du ciel en raison des températures douces et d’une météo généralement plus favorable, une pluie appelée « les Perséides » a été largement popularisée. La pluie des Perséides est active de mi-juillet à début septembre, mais le pic aura lieu dans la nuit du 12 au 13 août 2026. Son maximum viendra donc quelques heures après l'éclipse, le pic d'intensité étant prévu le matin du 13 entre 4 et 6h UTC. L'absence de la Lune rend les observations particulièrement interressantes cette année, avec une centaine de météores visibles à l'oeil nu dans des consitions parfaites. En pratique, les observateurs pourront voir environ une étoile filante par minute au moment du maximum, à condition d'être loin de la pollution lumineuse et dans une météo favorable.

Piscis Austrinides et des Delta Aquaride

Ces deux pluies sont qualifiées de "mineures" car leur activité est très faible, avec moins de 10 météores visibles par heure dans des conditions parfaites qui ne sont jamais réunies. Le pic est prévu pour la nuit du 30 au 31 juillet. En pratique, un observateur ayant des conditions idéales (aucune pollution lumineuse, ciel clair, pas de Lune) pourra observer 1 ou 3 météores par heure seulement. Les chercheurs du LTE s'étonnent d'ailleurs que ces deux pluies mineures soient autant citées ces deux dernières années ! L'UAI répertorie en réalité des centaines de pluies mineures tout au long de l'année...

L’éclipse partielle de Lune du 28 août 2026

En partie visible depuis la France métropolitaine, l’éclipse partielle de Lune du vendredi 28 août 2026 sera la dernière de l’année. Son maximum est prévu à 06 h 12 min 55 s (Temps légal français).

Conditions du phénomène

Une éclipse de Lune se produit lorsque la Lune passe dans l’ombre de la Terre, laquelle s’interpose alors entre le Soleil et la Lune, bloquant tout ou partie du rayonnement solaire qui vient éclairer la Lune.

Pour qu’une éclipse de Lune ait lieu, il faut que la Lune soit en opposition au Soleil vis-à-vis de la Terre, c’est-à-dire en phase de pleine lune, et qu’elle se trouve proche de l’un des nœuds de son orbite. Dans un repère géocentrique, les nœuds correspondent aux intersections du plan de l’orbite de la Lune avec le plan de l’orbite du Soleil, dénommé écliptique, car c’est lorsque la Lune passe par ce plan qu’il peut se produire des éclipses, de Soleil comme de Lune.

Représentation de la ligne des nœuds lunaires
Représentation de la ligne des nœuds lunaires. Crédits Y. Gominet/LTE

Une éclipse de Lune est dite « partielle » lorsque la Lune passe en partie dans le cône d’ombre de la Terre.

Pour voir les différentes phases d’une éclipse de Lune en un lieu donné, il suffit qu’il fasse nuit durant ces phases. En effet, les éclipses de Lune se produisent toujours à la pleine lune. Or à la pleine lune, la Lune se lève lorsque le Soleil se couche et se couche lorsque le Soleil se lève : la Lune est donc visible toute la nuit.

Occultations, éclipses, passages : module interactif pour comprendre ces phénomènes.

De quels facteurs dépend la durée d’une éclipse ?

  1. Le positionnement de la Lune par rapport au centre de l’ombre : plus la Lune est proche du centre de l’ombre au moment du maximum, plus l’éclipse dure longtemps.
  2. La distance Terre-Lune : l’orbite lunaire est une ellipse (et non un cercle), de ce fait cette distance varie constamment. Lorsque la Lune se trouve dans sa position la plus éloignée de la Terre (à son apogée), elle nous apparaît plus petite dans le ciel et se meut aussi plus lentement le long de son orbite, de sorte qu’elle met en définitive plus de temps à traverser le cône d’ombre. Au contraire, lorsque la Lune se trouve dans sa position la plus proche de la Terre (à son périgée), elle paraîtra plus grande dans le ciel, et avancera plus rapidement sur son orbite.

Que pouvons-nous voir dans le cas d’une éclipse partielle de Lune ?

Le début et la fin d’une éclipse partielle de Lune sont très peu spectaculaires : ces phases qui correspondent respectivement à l’entrée de la Lune dans le cône de pénombre de la Terre et à la sortie de la Lune de ce même cône sont en effet difficiles à observer à l’œil nu, car la perte de luminosité du disque lunaire est très faible lorsqu’une partie de la Lune est dans la pénombre de la Terre. Par contre, la phase du passage de la Lune dans le cône d’ombre de la Terre est plus facilement observable.

Paramètres de l’éclipse partielle de Lune du 28 août 2026

  • Grandeur : 0.93027
  • Rayon du cône d’ombre : 0.68417°
  • Rayon du cône de pénombre : 1.21171°
  • Durée de la phase partielle : 3 h 18 min 12 s
  • Durée de la phase de pénombre : 5 h 37 min 48 s
Aspect des différentes phases de l’éclipse partielle de Lune du 28 août 2026
Aspect des différentes phases de l’éclipse partielle de Lune du 28 août 2026. Crédits LTE

Carte de visibilité et observation de l’éclipse partielle de Lune du 28 août 2026

Carte de visibilité de l’éclipse partielle de Lune du 28 août 2026.
Carte de visibilité de l’éclipse partielle de Lune du 28 août 2026. Crédits LTE

La carte ci-dessus est centrée sur la zone de visibilité. De chaque côté se trouvent deux zones d’invisibilités. Pour les éclipses de Lune, 6 courbes sont tracées :

  • Entrée dans la pénombre (P1) : instant du premier contact extérieur avec le cône de pénombre (grands pointillés).
  • Entrée dans l’ombre (O1) : instant du premier contact extérieur avec le cône d’ombre (petits pointillés).
  • Sortie de l’ombre (O2) : instant du dernier contact extérieur avec le cône d’ombre (petits pointillés).
  • Sortie de la pénombre (P2) : instant du dernier contact extérieur avec le cône de pénombre (grands pointillés).

Chacune de ces courbes correspond aux lieux où la Lune se trouve à l’horizon à l’instant de la phase correspondante : les courbes en rouge correspondent aux lieux où la Lune se lève et les courbes en bleu à ceux où la Lune se couche. Pour chaque phase, les lieux situés à l’ouest d’une courbe rouge ne voient pas la phase, car la Lune n’est pas encore levée, alors que ceux situés à l’est la voient, car la Lune est déjà levée. De même, les lieux situés à l’est d’une courbe bleue ne voient pas la phase, car la Lune est déjà couchée, alors que ceux situés à l’ouest la voient, car la Lune n’est pas encore couchée.

L’éclipse de Lune du 28 août 2026 sera visible depuis les Amériques, l'Afrique, l'Europe dont la France métropolitaine au coucher de la Lune.

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science en direct

MOND et éphémérides planétaires : 
tester les lois de la gravitation depuis le Système solaire

La radioscience étudie les caractéristiques des signaux radio
La radioscience étudie les caractéristiques des signaux radio. Crédits NASA/JPL for the Cassini-Huygens mission

Depuis près d'un siècle, la physique s'est accommodée d'un mystère persistant : les galaxies ne tournent pas comme elles le devraient. Les étoiles situées dans leurs régions les plus éloignées se déplacent trop vite par rapport à ce que prévoient les lois connues de la gravitation. Pour expliquer cet écart et d’autres observations galactiques et cosmologiques, la communauté scientifique a introduit la matière noire — une forme de masse invisible qui n'a jamais été directement observée. Mais une autre hypothèse, plus radicale, existe : et si c'étaient les lois de la gravitation elles-mêmes qui étaient à revoir ?

C'est sur cette question qu'Aurélien Hees, chercheur au Laboratoire Temps Espace (LTE), a récemment achevé une étude qui confronte la théorie MOND aux données les plus précises jamais obtenues sur le Système solaire. Nous l'avons rencontré.

MOND : une alternative à la matière noire

Lorsqu'on observe la vitesse de rotation des étoiles dans une galaxie, on constate une anomalie : dans les régions les plus éloignées du centre, elles tournent plus vite que ce que les lois de Newton permettent de prédire. « On mesure les vitesses des étoiles, on mesure la masse de la galaxie à l'intérieur, et si on utilise simplement les lois de Newton, on se rend compte qu'elles bougent plus vite que ce qu'on attend », explique Aurélien Hees.

La réponse classique est d'introduire une masse supplémentaire non visible — la matière noire. C'est l'hypothèse dominante, appuyée par de nombreuses preuves indirectes. Mais en l'absence d'observation directe, d'autres pistes restent ouvertes. Dans les années 1980, le physicien Mordehai Milgrom propose l'une d'elles : et si les lois de Newton n'étaient plus valides à certaines échelles d'accélération ?

C'est ainsi qu'est née MOND — Modified Newtonian Dynamics.

Son principe : modifier les lois fondamentales du mouvement pour que, dans des régimes de très faible accélération, la dynamique des corps s'écarte légèrement de ce que Newton prédit.

La loi fondamentale newtonienne s'écrit simplement : masse × accélération = force gravitationnelle.

MOND propose d'intervenir sur cette équation. Une option possible est de modifier l'interaction gravitationnelle de façon à ce que, dans les faibles accélérations, elle présente des déviations par rapport à ce qui est prévu. L'objectif est de reproduire, sans invoquer de matière invisible, les courbes de rotation observées dans les galaxies.

Le Système solaire comme laboratoire : un choix contre-intuitif

Pour tester MOND, l’équipe auteur de l’étude s’est tournée vers le Système solaire — un choix qui peut surprendre. MOND est une théorie conçue pour les régimes de très faible gravitation, là où les accélérations sont infimes. Les planètes, relativement proches du Soleil, évoluent dans un champ gravitationnel bien trop intense pour que des effets MONDiens soient a priori attendus.

Mais le Système solaire possède un avantage décisif : on y mesure les trajectoires des différents corps célestes mieux que n'importe quel autre endroit de l'univers.

« Il est juste à côté de nous, on a des observations qui remontent sur des décennies, voire des siècles. On a des missions spatiales où on mesure les trajectoires de certains satellites au centimètre, voire mieux. C'est un laboratoire dans lequel on contrôle vraiment bien ce qu'on mesure. » précise Aurélien Hees.

Depuis 2011, un effet MONDien inattendu change la donne : l'effet de champ externe.

L'idée est la suivante : le Système solaire n'est pas isolé dans le vide. Il baigne dans le champ gravitationnel de la Voie Lactée tout entière, et c'est précisément ce champ galactique qui vient modifier subtilement la dynamique interne du Système solaire dans le cadre de MOND.

Aurélien Hees nous explique : « Si on prend le Système solaire de façon isolée, l'accélération gravitationnelle décroît avec la distance au Soleil, et à un certain moment, à très large distance, on entre dans le régime MONDien. Sauf qu'en réalité, le champ galactique vient se superposer au champ du Soleil, et c'est ce champ externe qui vient modifier un peu la dynamique interne.»

Cet effet se manifeste par des petites modifications des trajectoires des corps du Système solaire, en particulier des corps qui se situent loin du Soleil. Ce sont ces signatures qu'Aurélien Hees et ses collaborateurs cherchent à contraindre expérimentalement.

Cassini, Saturne et les éphémérides DE440

Pour mesurer les trajectoires des planètes, encore faut-il disposer des meilleures données. C'est là qu'entrent en jeu les éphémérides — des tables de référence qui décrivent avec une précision extrême l’évolution des corps du Système solaire au fil du temps. Plusieurs groupes dans le monde en produisent de façon indépendante : au LTE, elles s'appellent INPOP ; aux États-Unis, c'est le JPL de la NASA qui les publie sous le nom DE, suivi d'un numéro de version. DE440 est l'une des dernières versions majeures, régulièrement mise à jour au fil des nouvelles observations et missions spatiales.

L'effet de champs externe dû à MOND étant plus marqué loin du Soleil, l'idéal est d'observer les planètes les plus éloignées possible. Saturne s'impose comme le meilleur candidat car elle est relativement éloignée du Soleil tout en bénéficiant de données très précises sur sa trajectoire provenant des données de suivi de la sonde Cassini.

Ce qui rend les données de Cassini particulièrement précieuses, c'est leur durée et leur précision : la sonde a orbité autour de Saturne pendant plus d'une décennie, avant de terminer sa mission en 2017. Ce suivi prolongé a permis de construire une compréhension fine et stable du système saturnien — ce qui est précisément ce qui rend le test fiable. « Ces éphémérides, ça fait des décennies qu'elles existent. On les améliore régulièrement, leurs orbites sont stables. C'est ça qui permet de les utiliser pour faire des tests de gravitation. »

Des résultats qui mettent MOND sous pression

Une première contrainte sur un des effets de champs externe avait déjà été publiée en 2013, lors d'un précédent post-doctorat d'Aurélien Hees au JPL. Ces résultats avaient bousculé certains modèles théoriques, et suscité des contre-arguments : les théoriciens de MOND estimaient que la modélisation du Système solaire utilisée était trop simpliste, et que d'autres effets auraient dû être pris en compte.

La nouvelle étude répond à ces critiques sur deux fronts. D'un côté, une modélisation théorique plus fine montre que les effets soulevés par les critiques sont en réalité négligeables : les approximations faites par les théoriciens jusqu’ici sont valides. De l'autre, l’ensemble des données de Cassini qui ont été analysées à nouveau permettent de produire une contrainte sur l’effet de champs externe à la fois plus précise et plus robuste.

Surtout, en combinant les contraintes du Système solaire avec les mesures de la courbe de rotation de la Voie Lactée, l'étude révèle une tension difficile à ignorer. « Si on veut expliquer le mouvement du Système solaire dans la Voie Lactée dans le cadre de MOND, il faut une déviation de la loi de Newton qui est vraiment en tension par rapport à ce qu'on mesure sur la trajectoire de Saturne. » La matière noire, elle, ne souffre d'aucune difficulté de ce type. Ces résultats ne condamnent pas MOND définitivement — la science ne fonctionne pas par sentences. Mais ils placent la balle dans le camp des théoriciens. « Idéalement, les futurs développements théoriques de MOND se doivent d’expliquer cette tension.»

L'étude est disponible en accès libre sur le serveur arXiv, et est actuellement sous presse dans la revue Physical Review D.

culture astronomique

Quand le méridien de Paris devient calendrier du monde

La position du premier jour de l'année selon le calendrier Vesak
La position du premier jour de l'année selon le calendrier VesakCrédits Sabrina Thiery / Observatoire de Paris

Dans le cadre de la semaine de formation internationale Global History of Astronomy : A focus on Cosmology, Physics and Astrology organisée par l'équipe d'histoire des sciences astronomiques du LTE avec la Bibliothèque nationale de France et la bibliothèque de l'Observatoire de Paris, des étudiants ont transformé la salle Cassini en véritable frise temporelle mondiale.

Des post-its sur le méridien

Le long du célèbre méridien de Paris tracé au sol de la salle Cassini, les étudiants ont positionné des post-its de couleur indiquant l'emplacement du premier jour de l'année selon plusieurs calendriers. Chaque couleur correspondant à un de ces calendriers, leur disposition révèle l'écart entre les différentes façons dont les sociétés humaines ont découpé et nommé le temps.

  • Bleu foncé — Grégorien
  • Rouge — Chinois
  • Vert — Hijri
  • Violet — Jalali
  • Bleu clair — Hébreu
  • Jaune — Saka
  • Orange — Vesak

En un coup d’œil, la ligne au sol révélait l’écart entre les différentes façons dont les sociétés humaines ont découpé et nommé le temps.

Grande salle Cassini vue depuis le gnomon de la ligne méridienne, avec l'image du Soleil sur le méridien
Grande salle Cassini vue depuis le gnomon de la ligne méridienne, avec l'image du Soleil sur le méridienCrédits Jérôme Berthier, Yohann Gominet / LTE

Le méridien de Paris, une ligne qui mesure le temps

En 1729, la ligne matérialisant le méridien de Paris, tel qu'établi à la fin du XVIIe siècle est tracée au sol de la salle Cassini de l'Observatoire de Paris.

Chaque jour à midi solaire, le soleil passe par le cercle méridien. Sa lumière pénètre alors par une petite ouverture en hauteur aménagée dans le mur de la salle, c'est le principe du gnomon, et vient projeter son image sur la ligne méridienne.

Selon les saisons, cette image se déplace : au solstice d'hiver, le soleil est bas dans le ciel et son image se projette vers le nord de la ligne; au solstice d'été, il culmine bien plus haut et son image se projette vers le sud.

C'est l'écartement de ces deux points extrêmes qui permettait aux astronomes de mesurer avec précision les équinoxes, les solstices, et donc l'année elle-même. En un sens, le méridien est un calendrier solaire et universel.

Un méridien, mille façons de compter le temps

Pour les calendriers solaires comme le Jalali, le calcul est immédiat puisque le premier jour de l'année revient chaque année au même endroit et le post-it ne bouge pas. Pour le calendrier Hijri (lunaire) et les calendriers luni-solaires, chaque année exige un nouveau calcul et le post-it change de place.

Résultat : un seul coup d'oeil sur le sol de la salle Cassini suffit à voir, de façon très visuelle, à quel point les sociétés humaines ont des manières différents de découper le temps : certains nouvel an "voyageant" tout le long de l'année solaire, d'autres restant toujours au même endroit, et d'autres encore oscillant dans une zone donnée.

La position du premier jour de l'année selon le calendrier Vesak
La position du premier jour de l'année selon le calendrier VesakCrédits Sabrina Thiery / Observatoire de Paris
  • Grégorien (occidental, civil) : solaire. Nouvel an : le 1ᵉʳ janvier, une date purement conventionnelle (aucun phénomène astronomique), tombant juste après le solstice d’hiver. Sur la ligne : point tout près de l’extrémité nord (Soleil bas), avec un décalage d’un quart de jour chaque année du fait du cycle des années bissextiles.
  • Chinois (Chine, Asie de l’Est) : luni-solaire. Nouvel an : 1ᵉʳ jour du 1ᵉʳ mois lunaire, soit la 2ᵉ nouvelle lune après le solstice d’hiver (entre 21 janvier et 20 février). Sur la ligne : Fenêtre de fin d’hiver, côté nord.
  • Hijri : lunaire pur. Nouvel an : 1ᵉʳ Muharram, calé sur la nouvelle lune. L’année ( 354 j) étant 11 j plus courte que l’année solaire, il recule chaque année et balaie toute la ligne en 33 ans.
  • Jalali / hégirien solaire (Iran, Afghanistan) : solaire. Nouvel an : Norouz = l’instant exact de l’équinoxe de printemps ( 21 mars). Sur la ligne : Point fixe, précisément à 41°10′.
  • Hébreu : luni-solaire. Les mois suivent la Lune mais l’année est périodiquement réajustée sur le Soleil pour que les fêtes restent calées sur les saisons. Les étudiants n’ont pas utilisé le nouvel an mais la date de la pâque juive : le jour de la pleine lune du mois de Nisan qui est le mois qui contient l’équinoxe de printemps.
  • Saka balinais (Bali, hindou) : luni-solaire. Nouvel an : Nyepi, le « jour du silence », à la nouvelle lune autour de l’équinoxe de printemps (mi-mars ; le 19 mars en 2026). Sur la ligne : Fenêtre proche de l’équinoxe. (À distinguer du calendrier national indien, lui aussi « saka », qui est solaire.)
  • Vesak : luni-solaire. C’est la grande fête bouddhiste (Waisak en Indonésie, à Borobudur), célébrée à la pleine lune du mois de Vaiśākha (mai), qui commémore la naissance, l’Éveil et la mort du Bouddha.

Une démonstration concrète et visuelle

En investissant symboliquement le méridien de Paris, lieu par excellence de la mesure et de la standardisation du temps, les étudiants ont offert une démonstration concrète et visuelle de ce que la recherche en histoire globale des sciences cherche à mettre en lumière : l’universalité de l’astronomie comme pratique humaine, et la richesse de ses expressions locales.

Pourquoi ces comportements si différents sur la ligne ?

Les calendriers se répartissent en trois grandes familles, et la position de leur nouvel an sur le méridien le révèle directement.

Les calendriers lunaires, comme le Hijri, font toujours commencer l’année à la même phase de la lune (la nouvelle lune). Mais une année lunaire étant plus courte d’environ onze jours qu’une année solaire, le nouvel an "recule" chaque année par rapport au soleil : ses marques se répartissent donc, au fil du temps, sur l’ensemble de la ligne.

Les calendriers solaires, comme le Jalali — et le Grégorien dans sa logique de fond —, font l’inverse : le nouvel an reste toujours au même point de l’année solaire, donc toujours au même endroit sur la méridienne, mais la phase de la lune ce jour-là varie sans régularité.

Les calendriers luni-solaires, comme le Chinois, l’Hébreu, le Saka, ou le Vesak, ajoutent périodiquement un mois intercalaire pour concilier les deux logiques. Leur nouvel an reste alors groupé dans une fenêtre de quelques semaines sur la ligne, sans être parfaitement fixe ni totalement mobile, tout en respectant une phase lunaire précise.

Ce principe explique aussi pourquoi les marques ne sont pas régulièrement espacées le long de la ligne : du fait de la géométrie de la salle, les points sont très resserrés près de l’extrémité sud, s’écartent fortement vers le milieu de la salle, puis se resserrent à nouveau vers le nord. C’est pour cela que les marques du Hijri sont compressées au sud tout en s’étalant largement au centre, et que la dispersion du Vesak apparaît bien plus compacte que celle du calendrier chinois.

Le calendrier chinois recèle d’ailleurs une subtilité supplémentaire : son mois intercalaire se déclenche selon que la hauteur du soleil au nouvel an franchit ou non un seuil précis sur l’écliptique, une finesse de calcul qui distingue les années avec et sans treizième mois.

Cours du soir sur l'histoire de l'astronomie et l'histoire de l'IA

En collaboration avec la bibliothèque de l'Observatoire de Paris et le département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, l’équipe "Histoire des sciences astronomiques" (HSA) du LTE a organisé, du 8 au 12 juin dernier, la seconde édition de son école d’été d’histoire globale de l’astronomie.

Destinée aux doctorants et aux jeunes chercheurs du monde entier, cette formation tire parti de la richesse exceptionnelle des fonds d’archives de la BnF et de l'Observatoire pour proposer une approche de l’histoire de l’astronomie fondée sur l’étude des sources primaires. Ce focus sur les fonds parisiens permet également d’interroger l’histoire (coloniale) de leur constitution, ainsi que les nouvelles perspectives de recherche offertes par les outils numériques développés au sein de l'équipe HSA.

Notre stage de seconde au LTE

Nous avons eu la grande chance d’effectuer notre stage de seconde à l’Observatoire de Paris au sein du LTE. Durant ces deux semaines, nous avons eu la chance de rencontrer de nombreux chercheurs, astronomes ou ingénieurs qui nos ont présenté leurs travaux, leurs études et ce en quoi consiste la recherche dans leur métier. Cela a été une expérience très enrichissante. De plus, nous avons aussi assisté à deux conférences de presse, ce qui nous a permis d’observer un autre aspect de l’Observatoire (à l’international).

Nous garderons un très bon souvenir de ces deux semaines et vous partageons quelques dessins réalisés au cours du stage.

Noa, Anaïs, Florian, Noémie et Émilien

La nuit étoilée de Paris
La nuit étoilée de Paris
La nuit étoilée de Paris
La nuit étoilée de Paris

ciel du mois de juillet

Phénomènes astronomiques

Repère géocentrique, les quadratures et les conjonctions sont en ascension droite.
Les phénomènes sont donnés en temps légal français.

1er juillet

11 h 35 min 24 s Mercure à l'aphélie, distance au Soleil : 0,466 70 au.

4 juillet

8 h 12 min 00 s Élongation minimale entre Uranus et Mars, élongation : 0° 06′, élongation de Mars au Soleil : 38° O.

6 juillet

12 h 47 min 03 s Saturne est en quadrature avec le Soleil.

19 h 30 min 39 s Terre à l'aphélie, distance au Soleil : 152 087 774 km, diamètre apparent du Soleil : 31,5′.

7 juillet

0 h 37 min 06 s Élongation minimale entre la Lune et Neptune, élongation : 4° 14′, élongation de la Lune au Soleil : 100° O.

18 h 32 min 39 s Élongation minimale entre la Lune et Saturne, élongation : 5° 58′, élongation de la Lune au Soleil : 91° O.

21 h 29 min 00 s Dernier quartier de lune.

8 juillet

1 h 50 min 14 s Neptune est stationnaire dans la constellation des Poissons.

10 juillet

8 h 52 min 51 s Mercure au périgée, distance à la Terre : 0,57 au, diamètre apparent : 11,8″.

11 juillet

7 h 33 min 23 s Élongation minimale entre la Lune et Uranus, élongation : 5° 18′, élongation de la Lune au Soleil : 45° O.

15 h 24 min 11 s Élongation minimale entre la Lune et Mars, élongation : 5° 16′, élongation de la Lune au Soleil : 40° O.

12 juillet

17 h 09 min 55 s Déclinaison maximale de la Lune : + 28° 02′.

13 juillet

3 h 25 min 46 s Conjonction inférieure de Mercure, distance à la Terre : 0,573 224 364 au, diamètre apparent : 11,7″.

9 h 56 min 53 s Lune au périgée, distance à la Terre : 359 112 km, diamètre apparent de la Lune : 33,3′.

14 juillet

9 h 15 min 24 s Élongation minimale entre la Lune et Mercure, élongation : 8° 14′, élongation de la Lune au Soleil : 5° O.

11 h 43 min 37 s Nouvelle lune.

15 juillet

6 h 04 min 22 s Élongation minimale entre la Lune et Jupiter, élongation : 1° 54′, élongation de la Lune au Soleil : 11° E.

17 juillet

16 h 46 min 51 s Élongation minimale entre la Lune et Vénus, élongation : 1° 48′, élongation de la Lune au Soleil : 44° E.

21 juillet

13 h 05 min 36 s Premier quartier de lune.

23 juillet

19 h 14 min 36 s Mercure est stationnaire dans la constellation des Gémeaux.

25 juillet

18 h 45 min 27 s Lune à l'apogée, distance à la Terre : 405 548 km, diamètre apparent de la Lune : 29,5′.

26 juillet

5 h 51 min 14 s Déclinaison minimale de la Lune : − 28° 04′.

27 juillet

23 h 53 min 38 s Saturne est stationnaire dans la constellation des Poissons.

29 juillet

14 h 17 min 52 s Jupiter en conjonction, distance à la Terre : 6,301 097 016 au, diamètre apparent : 31,3″.

16 h 35 min 44 s Pleine lune.

30 juillet

17 h 11 min 55 s Jupiter à l'apogée, distance à la Terre : 6,30 au, diamètre apparent : 31,3″.

Visibilité de la Lune et des planètes

Planètes visibles entre les latitudes 60° Nord et 60° Sud et les constellations voisines. L’aspect apparent des planètes est calculé pour le 16 Juillet 2026 à 22 h 00 UTC.

  • La Lune

    DQ 7.07
    NL 14.07
    PQ 21.07
    PL 29.07
    non-visibilité 13/07 > 15/07
    Calculer les phases de la Lune
    Trajectoire de la Lune en juillet 2026
    Trajectoire de la Lune au cours du mois de juillet 2026. Crédits LTE
  • Mercure

    œil visible
    jumelles visible
    télescope visible

    Diamètre apparent 11.3″

    Magnitude 4.5

    Calculer les phases de Mercure
    Mercure le 16 juillet 2026
    Mercure le 16 juillet 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Mercure au cours du mois de juillet 2026
    Trajectoire de Mercure au cours du mois de juillet 2026. Crédits LTE
  • Vénus

    œil visible
    jumelles visible
    télescope visible

    Diamètre apparent 18.1″

    Magnitude − 4.2

    Calculer les phases de Vénus
    Vénus le 16 juillet 2026
    Vénus le 16 juillet 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Vénus au cours du mois de juillet 2026
    Trajectoire de Vénus au cours du mois de juillet 2026. Crédits LTE
  • Mars

    œil visible
    jumelles visible
    télescope visible

    Diamètre apparent 4.6″

    Magnitude 1.3

    Calculer les éphémérides de Mars
    Mars le 16 juillet 2026
    Mars le 16 juillet 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Mars au cours du mois de juillet 2026
    Trajectoire de Mars au cours du mois de juillet 2026. Crédits LTE
  • Jupiter

    œil non visible
    jumelles non visible
    télescope non visible

    Diamètre apparent 31.4″

    Magnitude − 1.8

    Calculer les éphémérides de Jupiter
    Jupiter le 16 juillet 2026
    Jupiter le 16 juillet 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Jupiter au cours du mois de juillet 2026
    Trajectoire de Jupiter au cours du mois de juillet 2026. Crédits LTE
  • Saturne

    œil visible
    jumelles visible
    télescope visible

    Diamètre apparent 18.0″

    Magnitude 0.7

    Calculer les éphémérides de Saturne
    Saturne le 16 juillet 2026
    Saturne le 16 juillet 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Saturne au cours du mois de juillet 2026
    Trajectoire de Saturne au cours du mois de juillet 2026. Crédits LTE
  • Uranus

    œil non visible
    jumelles visible
    télescope visible

    Diamètre apparent 3.5″

    Magnitude 5.8

    Calculer les éphémérides d'Uranus
    Uranus le 16 juillet 2026
    Uranus le 16 juillet 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Uranus au cours du mois de juillet 2026
    Trajectoire de Uranus au cours du mois de juillet 2026. Crédits LTE
  • Neptune

    œil non visible
    jumelles visible
    télescope visible

    Diamètre apparent 2.3″

    Magnitude 7.9

    Calculer les éphémérides de Neptune
    Neptune le 16 juillet 2026
    Neptune le 16 juillet 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Neptune au cours du mois de juillet 2026
    Trajectoire de Neptune au cours du mois de juillet 2026. Crédits LTE

Cartes du ciel

Cartes du ciel des étoiles brillantes et des planètes visibles dans le ciel de l’hémisphère nord et de l’hémisphère sud, vers l’horizon nord et l’horizon sud, pour le 15 juillet 2026.

  • Hémisphère nord, en direction du nord – 23 h temps légal français (UTC + 2 h)

    Carte du ciel de l’hémisphère nord, en direction du nord, au 15 juillet 2026
    Carte du ciel de l’hémisphère nord, en direction du nord. Crédits LTE
  • Hémisphère nord, en direction du sud – 23 h temps légal français (UTC + 2 h)

    Carte du ciel de l’hémisphère nord, en direction du sud, au 15 juillet 2026
    Carte du ciel de l’hémisphère nord, en direction du sud. Crédits LTE
  • Hémisphère sud, en direction du nord – 23 h temps local à La Réunion (UTC + 4 h)

    Carte du ciel de l’hémisphère sud, en direction du nord, au 15 juillet 2026
    Carte du ciel de l’hémisphère sud, en direction du nord. Crédits LTE
  • Hémisphère sud, en direction du sud – 23 h temps local à La Réunion (UTC + 4 h)

    Carte du ciel de l’hémisphère sud, en direction du sud, au 15 juillet 2026
    Carte du ciel de l’hémisphère sud, en direction du sud. Crédits LTE
  • Vue dans le plan de l’écliptique

    Dans sa course apparente sur l’écliptique, le Soleil est accompagné de plusieurs planètes proches. Celles qui sont à l’est peuvent être observées au coucher du Soleil et en début de nuit selon leur élongation et leur magnitude, celles qui sont à l’ouest le sont en fin de nuit et au lever du Soleil sous les mêmes conditions. La figure suivante montre la configuration au 15 juillet 2026.

    Position de la Lune et des planètes dans le plan de l’écliptique au 15 juillet 2026
    Position de la Lune et des planètes dans le plan de l’écliptique au 15 juillet 2026. Crédits LTE
    Déplacement de la Lune et des planètes dans le plan de l’écliptique en juillet 2026. Crédits LTE
  • Positions héliocentriques des planètes

    Les figures suivantes montrent la configuration dans le plan de l’écliptique au 15 juillet 2026. Sur chaque orbite des planètes intérieures, l’intersection du segment et de l’orbite marque la position de la planète au premier jour du mois, et l’extrémité de la flèche marque celle au dernier jour du mois.

    Positions héliocentriques des planètes intérieures dans le plan de l’écliptique au 15 juillet 2026
    Positions héliocentriques des planètes intérieures dans le plan de l’écliptique au 15 juillet 2026. Crédits LTE
    Positions héliocentriques des planètes extérieures dans le plan de l’écliptique au 15 juillet 2026
    Positions héliocentriques des planètes extérieures dans le plan de l’écliptique au 15 juillet 2026. Crédits LTE

ciel du mois d'août

Phénomènes astronomiques

Repère géocentrique, les quadratures et les conjonctions sont en ascension droite.
Les phénomènes sont donnés en temps légal français.

2 août

10 h 07 min 28 s Mercure en plus grande élongation : 19° 28′ O.

3 août

5 h 46 min 16 s Élongation minimale entre la Lune et Neptune, élongation : 4° 21′, élongation de la Lune au Soleil : 127° O.

4 août

0 h 37 min 32 s Élongation minimale entre la Lune et Saturne, élongation : 6° 14′, élongation de la Lune au Soleil : 117° O.

6 août

4 h 21 min 30 s Dernier quartier de lune.

7 août

16 h 56 min 16 s Élongation minimale entre la Lune et Uranus, élongation : 5° 24′, élongation de la Lune au Soleil : 70° O.

9 août

1 h 38 min 14 s Déclinaison maximale de la Lune : + 28° 06′.

7 h 48 min 34 s Élongation minimale entre la Lune et Mars, élongation : 4° 25′, élongation de la Lune au Soleil : 48° O.

10 août

13 h 17 min 54 s Lune au périgée, distance à la Terre : 363 284 km, diamètre apparent de la Lune : 32,9′.

11 août

16 h 04 min 48 s Élongation minimale entre la Lune et Mercure, élongation : 1° 59′, élongation de la Lune au Soleil : 16° O.

12 août

2 h 12 min 55 s Élongation minimale entre la Lune et Jupiter, élongation : 1° 21′, élongation de la Lune au Soleil : 10° O.

19 h 36 min 45 s Nouvelle lune.

14 août

11 h 13 min 20 s Mercure au périhélie, distance au Soleil : 0,307 50 au.

15 août

8 h 31 min 34 s Vénus en plus grande élongation : 45° 54′ E.

12 h 42 min 57 s Élongation minimale entre Jupiter et Mercure, élongation : 0° 33′, élongation de Mercure au Soleil : 13° O.

16 août

8 h 55 min 51 s Élongation minimale entre la Lune et Vénus, élongation : 1° 51′, élongation de la Lune au Soleil : 46° E.

20 août

4 h 46 min 21 s Premier quartier de lune.

22 août

10 h 20 min 34 s Lune à l'apogée, distance à la Terre : 404 642 km, diamètre apparent de la Lune : 29,5′.

12 h 54 min 37 s Déclinaison minimale de la Lune : − 28° 07′.

27 août

19 h 03 min 47 s Conjonction supérieure de Mercure, distance à la Terre : 1,362 164 798 au, diamètre apparent : 4,9″.

28 août

6 h 18 min 32 s Pleine lune.

29 août

0 h 18 min 52 s Uranus est en quadrature avec le Soleil.

30 août

10 h 43 min 57 s Élongation minimale entre la Lune et Neptune, élongation : 4° 21′, élongation de la Lune au Soleil : 153° O.

31 août

4 h 33 min 27 s Élongation minimale entre la Lune et Saturne, élongation : 6° 18′, élongation de la Lune au Soleil : 144° O.

Visibilité de la Lune et des planètes

Planètes visibles entre les latitudes 60° Nord et 60° Sud et les constellations voisines. L’aspect apparent des planètes est calculé pour le 16 août 2026 à 22 h 00 UTC.

  • La Lune

    DQ 6.08
    NL 12.08
    PQ 20.08
    PL 28.08
    non-visibilité 11/08 > 13/08
    Calculer les phases de la Lune
    Trajectoire de la Lune en août 2026
    Trajectoire de la Lune au cours du mois d'août 2026. Crédits LTE
  • Mercure

    œil visible
    jumelles visible
    télescope visible

    Diamètre apparent 5.5″

    Magnitude − 1.3

    Calculer les phases de Mercure
    Mercure le 16 août 2026
    Mercure le 16 août 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Mercure au cours du mois d'août 2026
    Trajectoire de Mercure au cours du mois d'août 2026. Crédits LTE
  • Vénus

    œil visible
    jumelles visible
    télescope visible

    Diamètre apparent 24.8″

    Magnitude − 4.5

    Calculer les phases de Vénus
    Vénus le 16 août 2026
    Vénus le 16 août 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Vénus au cours du mois d'août 2026
    Trajectoire de Vénus au cours du mois d'août 2026. Crédits LTE
  • Mars

    œil visible
    jumelles visible
    télescope visible

    Diamètre apparent 4.9″

    Magnitude 1.3

    Calculer les éphémérides de Mars
    Mars le 16 août 2026
    Mars le 16 août 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Mars au cours du mois d'août 2026
    Trajectoire de Mars au cours du mois d'août 2026. Crédits LTE
  • Jupiter

    œil non visible
    jumelles non visible
    télescope non visible

    Diamètre apparent 31.4″

    Magnitude − 1.8

    Calculer les éphémérides de Jupiter
    Jupiter le 16 août 2026
    Jupiter le 16 août 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Jupiter au cours du mois d'août 2026
    Trajectoire de Jupiter au cours du mois d'août 2026. Crédits LTE
  • Saturne

    œil visible
    jumelles visible
    télescope visible

    Diamètre apparent 19.0″

    Magnitude 0.6

    Calculer les éphémérides de Saturne
    Saturne le 16 août 2026
    Saturne le 16 août 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Saturne au cours du mois d'août 2026
    Trajectoire de Saturne au cours du mois d'août 2026. Crédits LTE
  • Uranus

    œil non visible
    jumelles visible
    télescope visible

    Diamètre apparent 3.6″

    Magnitude 5.7

    Calculer les éphémérides d'Uranus
    Uranus le 16 août 2026
    Uranus le 16 août 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Uranus au cours du mois d'août 2026
    Trajectoire de Uranus au cours du mois d'août 2026. Crédits LTE
  • Neptune

    œil non visible
    jumelles visible
    télescope visible

    Diamètre apparent 2.3″

    Magnitude 7.8

    Calculer les éphémérides de Neptune
    Neptune le 16 août 2026
    Neptune le 16 août 2026. Crédits LTE
    Trajectoire de Neptune au cours du mois d'août 2026
    Trajectoire de Neptune au cours du mois d'août 2026. Crédits LTE

Cartes du ciel

Cartes du ciel des étoiles brillantes et des planètes visibles dans le ciel de l’hémisphère nord et de l’hémisphère sud, vers l’horizon nord et l’horizon sud, pour le 15 août 2026.

  • Hémisphère nord, en direction du nord – 23 h temps légal français (UTC + 2 h)

    Carte du ciel de l’hémisphère nord, en direction du nord, au 15 août 2026
    Carte du ciel de l’hémisphère nord, en direction du nord. Crédits LTE
  • Hémisphère nord, en direction du sud – 23 h temps légal français (UTC + 2 h)

    Carte du ciel de l’hémisphère nord, en direction du sud, au 15 août 2026
    Carte du ciel de l’hémisphère nord, en direction du sud. Crédits LTE
  • Hémisphère sud, en direction du nord – 23 h temps local à La Réunion (UTC + 4 h)

    Carte du ciel de l’hémisphère sud, en direction du nord, au 15 août 2026
    Carte du ciel de l’hémisphère sud, en direction du nord. Crédits LTE
  • Hémisphère sud, en direction du sud – 23 h temps local à La Réunion (UTC + 4 h)

    Carte du ciel de l’hémisphère sud, en direction du sud, au 15 août 2026
    Carte du ciel de l’hémisphère sud, en direction du sud. Crédits LTE
  • Vue dans le plan de l’écliptique

    Dans sa course apparente sur l’écliptique, le Soleil est accompagné de plusieurs planètes proches. Celles qui sont à l’est peuvent être observées au coucher du Soleil et en début de nuit selon leur élongation et leur magnitude, celles qui sont à l’ouest le sont en fin de nuit et au lever du Soleil sous les mêmes conditions. La figure suivante montre la configuration au 15 août 2026.

    Position de la Lune et des planètes dans le plan de l’écliptique au 15 août 2026
    Position de la Lune et des planètes dans le plan de l’écliptique au 15 août 2026. Crédits LTE
    Déplacement de la Lune et des planètes dans le plan de l’écliptique en août 2026. Crédits LTE
  • Positions héliocentriques des planètes

    Les figures suivantes montrent la configuration dans le plan de l’écliptique au 15 août 2026. Sur chaque orbite des planètes intérieures, l’intersection du segment et de l’orbite marque la position de la planète au premier jour du mois, et l’extrémité de la flèche marque celle au dernier jour du mois.

    Positions héliocentriques des planètes intérieures dans le plan de l’écliptique au 15 août 2026
    Positions héliocentriques des planètes intérieures dans le plan de l’écliptique au 15 août 2026. Crédits LTE
    Positions héliocentriques des planètes extérieures dans le plan de l’écliptique au 15 août 2026
    Positions héliocentriques des planètes extérieures dans le plan de l’écliptique au 15 août 2026. Crédits LTE